La légende continue... avec Joan Bluteau

 

MISE EN SCÈNE DE RENÉ SIMARD

février 2005, mai-juin 2006

DALIDA : DERRIÈRE LES PAILLETTES, LES LARMES
Un article de © Claude Couillard

Dalida, une vie, spectacle-hommage rendu à une reine au destin tragique.

 

Le culte Dalida
Près de 20 ans après sa tragique disparition, Dalida fascine toujours. Adulée du Liban au Japon en passant par l'Italie, terre de ses ancêtres, celle qui fut élue Miss Égypte 1954, qui a écoulé 120 millions de disques au cours de sa carrière, est associée à une époque révolue et souvent regrettée, autant par ses contemporains que par les plus jeunes générations: celle des paillettes et de la gaieté scénique, des spectacles hautement chorégraphiés. Mais aussi, celle de la tragédie. En cela, la vie de Dalida, interrompue par un suicide en 1987, aura été à l'image du drame, de la solitude, de la langueur que véhiculaient même ses airs les plus enjoués. « Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable », avait-elle alors laissé pour seule note dans sa résidence parisienne.

Succès à Québec... et à Beyrouth!
Cinq musiciens, 12 danseurs, une trentaine de chansons choisies parmi les 1 000 de son répertoire, des images d'archives, Dalida, une vie s'annonce à la hauteur du phénomène. Dans la peau de Yolanda Gigliotti, son nom véritable, Joan Bluteau, ancienne choriste de Bruno Pelletier et Demis Roussos notamment, que la critique et le public de Québec semblent avoir appréciée au plus haut point. Car le spectacle a d'abord multiplié les prestations au Capitole, en 2003, dans une mise en scène de Mouffe. La conception de la version montréalaise a été confiée à René Simard. Fait intéressant, Dalida, une vie a connu un vif succès en mai 2004 à Beyrouth, capitale située à moins de 600 kilomètres du Caire, ville natale de la diva.

Sus à l'imitation

 

Joan Bluteau est catégorique. Elle n'a pas voulu imiter Dalida. « Je l'ai beaucoup regardée, je l'ai beaucoup étudiée », explique-t-elle. « Je ne voulais pas que le spectacle devienne une mascarade, une caricature, enchaîne René Simard. On parle de l'être humain aussi. On raconte son histoire. On parle de sa vie personnelle. Car ça n'a pas été facile. Au-delà des robes à paillettes, du glamour, c'était une femme malheureuse en amour. » Trois de ses amants ont d'ailleurs mis fin à leurs jours. « Pas nécessairement à cause d'elle. Elle a un drôle de karma. Mais je ne voulais pas qu'on sente la mort du début à la fin, insiste René Simard. C'est surtout un hommage. » Et un répertoire varié, aux accents twist, disco, gitans ou arabes, qui séduit toujours autant.

 

Photos issues du site © QuébecPop.com

 

 

Site Officiel de Dalida

 

 

 

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